Brigitte Bardot veut aider les ours polaire

Publié le par le ced

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L'ancien sex-symbol des années 60 a définitivement tourné la page "bling-bling" : à 75 ans, Brigitte Bardot ne se consacre qu'aux animaux, qu'elle affectionne visiblement plus que les humains (et plus particulièrement ces connards richissimes qu'elle exècre).

Après avoir fait une remarquable percée à la dernière Fashion week, Brigitte Bardot décide de défendre un animal menacé. Lequel ? Le bonobo ? La mouche-palourde (croisement entre une mouche et une palourde) ? Le poisson-chat (un chat avec des branchies) ? Non, c'est avec sérieux et conviction qu'elle défend la noble cause des ours polaires, premières victimes évidentes du réchauffement climatique en raison de la fonte des glaciers, mais aussi proies des chasseurs. Alors, si en plus d'être décimés par le réchauffement, ils sont massacrés, là... cela ne va plus.

La cause est noble et pour y venir, Brigitte n'hésite pas à s'attarder sur les méandres de l'administration : elle a écrit une lettre ouverte au Premier ministre canadien pour lui demander que "le Canada soutienne et défende la proposition des États-Unis de transférer l'Ursus maritimus à l'Annexe I de la CITES". Un brin confus ? Alors sa lettre ouverte pourra peut-être vous éclairer :

"Même si je sais, par expérience, que vous ne prêtez aucune attention, aucun intérêt, aux arguments de ceux qui oeuvrent à la préservation des espèces, je tiens toutefois à dénoncer la position incompréhensible et coupable de votre pays qui s'oppose à la proposition des Etats-Unis de protéger l'ours polaire.

 

Le refus du Canada de soutenir le classement de l'espèce Ursus maritimus à l'Annexe I de la CITES est criminel et totalement irresponsable. Cette espèce, plus que menacée, est devenue bien malgré elle la tragique victime et le symbole du réchauffement climatique.

 

Il ne resterait plus qu'environ 20 000 ours polaires répartis sur le cercle arctique, la disparition de son habitat naturel ne fait qu'accroître le risque d'extinction de cette espèce. Il est donc inconcevable d'encourager la chasse "sportive", le commerce de "trophées", de peaux ou autres dépouilles comme le fait aujourd'hui encore le Canada.

 

Monsieur le Premier Ministre, lorsque nous vous avons interpellé pour dénoncer la cruauté de la chasse aux phoques, vous avez refusé d'entendre nos légitimes protestations. Aujourd'hui, l'Union européenne a fermé ses frontières aux produits issus de ce massacre et ne reviendra pas sur cette décision comme me l'ont confirmé plusieurs représentants des autorités européennes et nationales.

 

Ferez-vous preuve du même entêtement, du même aveuglement face à nos demandes de protection de l'ours polaire qui n'appartient pas aux Canadiens mais fait partie du patrimoine universel ?

 

J'ose espérer que non car une attitude contraire signerait l'arrêt de mort de cette espèce et ridiculiserait, une fois encore, le Canada pour sa gestion catastrophique et meurtrière de la faune sauvage.

 

Monsieur le Premier Ministre, j'espère donc que dans un élan de bon sens et de lucidité vous prendrez en compte mon appel afin que le Canada soutienne et défende la proposition des Etats-Unis de transférer l'Ursus maritimus à l'Annexe I de la CITES.

 

Je compte encore sur vous et, en dépit de nos divergences passées, vous transmets mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année."

 

Vous l'avez compris : par cette lettre ouverte, Brigitte Bardot réclame que l'Ursus maritimus (ours blanc ou ours polaire) devienne une espère protégée par le CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction).

 

Espérons que son cri sera entendu.

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