Foutez leur la paix!

Publié le par le ced

L'année dernière à la nouvelle que le maire de Cergy-Pontoise avait donné l'ordre de tuer les oies qui venaient souiller le lac et qui génaient les quelques "blaireaux" venus se rafraichir les pieds. J'avais écrit au maire pour lui demander de revenir sur sa décision. Ce maire n'a rien voulu entendre et voilà que le 12 juin il remet le couvert et redemande que l'on extermine ces pauvres bêtes qui ne font de mal à personne.



Les brantas canadensis ne sont pas les bienvenues. Autrement dit, les oies bernaches du Canada, qui coulaient jusqu'à l'an dernier des jours paisibles à la base de loisirs de Cergy-Neuville, sont à nouveau l'objet d'une autorisation de destruction par le préfet du Val-d'Oise, Paul-Henri Trollé.
« Un véritable scandale », selon Christophe Marie, l'un des responsables de la Fondation Brigitte Bardot.

Une partie de ces oies avaient déjà été supprimée à coups de fusil en août dernier. Le préfet a pris un arrêté jeudi dernier qui autorise leur destruction à partir du 12 juin. L'arrêté vise non seulement 70 oies à Cergy, mais concerne également l'extermination de 50 de ces volatiles à quelques kilomètres à vol d'oiseau à Osny. Celles qui, effrayées par la première campagne d'abattage, se sont installées depuis autour de l'étang du parc de Grouchy.
Dans un premier temps, le préfet ordonne le secouage des oeufs d'ici leur éclosion, en vue de leur stérilisation puis la capture des oies à partir du 12 juin en même temps que l'abattage. Il sera procédé à un bilan après chaque phase, transmis aux services vétérinaires, à l'office de la chasse et à la préfecture. D'ores et déjà, les associations de défense des oiseaux montent au créneau. « Nous sommes pour la régulation et non pas la destruction, explique un responsable de l'association de protection des oiseaux des villes. L'an dernier, on était parvenu à capturer une dizaines d'oies à Cergy qui ont été transférées sur un autre site. » Un résultat insuffisant selon les autorités. « Les déjections de ces oies font courir des risques sanitaires importants aux baigneurs, explique de son côté Dominique Gillot, vice-présidente socialiste du département et présidente de la base. Attirées par les détritus laissés sur la plage, elles polluent l'eau de leurs déjections. »
Les résultats positifs des analyses l'an passé avaient entraîné les mesures d'extermination déclenchées en catastrophe après la nidification.
Aujourd'hui, les défenseurs des oiseaux rappellent que la période de mue en juillet serait la plus propice à leur capture. Ils évoquent aussi la possibilité de les éloigner des lieux de baignade grâce à des rayons laser.
Article du Parsien

Publié dans Actualités animaux

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