Nos pauvres cochons!

Publié le par PAQUET Cédric

Dans le premier ouvrage que j'ai écris sur la souffrance des animaux " La mémoire des sans voix" préfacé par ma trés chère Brigitte Bardot. Je parlais de la vie des cochons.

Je vous donne le lien pour visionner une vidéo sur le sort réservé aux cochons.
http://www.dailymotion.com/video/x2u62s_pub-jambon-audela-de-limage-idylliq_ads

Egalement je vais vous faire lire le passage que j'ai réservé à cette catégorie d'animaux qui n'est absolument plus respectés comme un être vivant, mais comme un véritable produit de consommation.

 Extrait de mon livre " La mémoire des sans voix" par Cédric Paquet

Arrêtons le massacre !

 

II – Porcins

 

Fini le temps où on le nourrissait  des restes de la table familiale, des restes de pommes de terre et épluchures, carottes et croûtons de pain. On y joignait à ces repas du foin et des glands. L'eau de vaisselle sans produits chimiques y allongeait sa soupe.

Aujourd'hui, 98 % du porc (pour ne pas dire 100 %) que les consommateurs achètent provient de l'élevage industriel. Et nous en consommons 35 kg par an. Qu'ils viennent de Bretagne, d'Aquitaine, de Champagne, de Belgique, de Hollande, de Grande-Bretagne ou d'Allemagne tous sortent de l'usine à cochon.

D'antan, arrivé à ses 400 livres, il partait pour un autre monde, abattre un animal était dur, maintenant il en est tout  autrement.


Sa naissance commence par l'incarcération de sa mère, réduite a vivre dans une "cage" où elle ne peut absolument pas bouger, ne serait-ce que pour sentir ses petits. Rien, ni gratouilles, ni marche, ni rien du tout. Son seul environnement, c'est une incarcération entre des barres de fer et un sol en béton.


Elle mettra au monde 15 petits, 5 de plus qu'il y a vingt ans, merci la génétique, 15 minuscules petits corps roses, réduits à des tas de larves qu'ils faut engraisser !


Manger peu et grossir rapido, voici ce que l'on exige aujourd'hui de ce pauvre animal. Imaginez un peu, à l'âge de 6 mois il est déjà destiné à l'abattoir ; il pèse à peine 100 kg, 20 %  de gras contre 40 % il y a 25 ans ! Les généticiens on réussi à remplacer 5 kg de gras par 5 kg de maigre. Pour exemple, le lard dorsal mesure moins d' 1 cm contre 15 à 20 cm chez nos bonnes vieilles races d'antan.


Ces animaux  engraissés trop vite et tués trop jeunes ne voient le jour que pour monter dans les camions qu'ils les amèneront vers l'abattoir.

Castrés puis sevrés à l'âge de trois semaines, ils sont mis en case à 15 ou 20 individus pour 0.65 m2 chacun dans une atmosphère saturée d'ammoniac produit par leurs excréments.


Et en parlant de castration, sachez que celle-ci n'est pas faite par un vétérinaire soigneux, avec anesthésie locale etc ... Pas du tout, c'est à vif que celui ci sera opéré, si on peut appeler ça, opération. Avant même de mourir celui-ci connaîtra déjà le charcutage de sa chair, du reste regardez les photos de cette pratique, c'est épouvantable !


Ne pas oublier non plus que l'éleveur (ou plutôt le bourreau) aura pris la peine de leur couper la queue et de leur tailler les dents pour ne pas qu'ils se fassent de blessures entre eux, dues à leur vie concentrationnaire, ces bébés cochons deviennent fous, agressifs et n'hésitent pas à se manger entre eux.

Leur nourriture sera composée d'une tambouille ignoble.

Avant, notre cher cochon de famille était "la poubelle" de table aujourd'hui il est descendu au rang de "vide-ordures" des industries agroalimentaires internationales, débris de sous-produits de maïs américains, mélasse pakistanaise, pellets d'agrumes brésiliens, citrus canadiens, farines animales espagnoles... dans les porcheries, c'est McDo tous les jours !


Car, pour atteindre au moindre coût le meilleur équilibre nutritionnel pour le porc, les marchands d'aliments mélangent les "déchets" de l'industrie agroalimentaire mondiale à l'image de ce "corn gluten feed" américain, sous-produit de l'amidonnerie de maïs, dont les élevages de porcs bretons sont particulièrement friands.


La pitance du cochon devient de plus en plus exotique - asiatique, américaine, africaine... C'est pourquoi les élevages industriels de cochons se sont concentrés autour des grands ports européens au plus près des cargos. Côté traçabilité, c'est moyen !


Petite info qui a son importance. A l'époque où les scandales alimentaires ne cessent de nous détourner vers une nourriture plutôt qu'une autre pour nous y faire revenir dès que le feu est redevenu vert (nous sommes de véritables girouettes du monde de la consommation) pour exemple le scandale de la vache folle.

 

Voici les commentaires du merveilleux site "SOS planète" :

 

"S'inquiète-t-on de savoir si ces cargaisons de cochonneries n'ont pas été contaminées par des toxines, des résidus de métaux lourds ou de la dioxine ? Les douanes et les services de la répression des fraudes sont débordés, et n'ont ni le temps ni les moyens. Les analyses sont hors de prix. Par exemple, pour une recherche de dioxine, il faut compter plusieurs milliers de francs. Et en France deux laboratoires seulement sont capables sur le plan technique de réaliser ces savantes analyses.

Résultat : les cargaisons des bateaux sont rarement contrôlées dans les ports d'arrivée. Et les fabricants d'aliments, pour les mêmes raisons sonnantes et trébuchantes, ne font pas d'analyse systématique.

Pourtant la mauvaise surprise n'est pas à exclure. Ainsi en 1998 un chargement de 100 000 tonnes de pellets d'agrumes, des déchets de l'industrie du jus d'orange - ça change du maïs -, en provenance de Sâo Paulo a été mis sous scellés en Allemagne. Motif : il était bourré de dioxine. Après enquête, on a découvert que l'usine brésilienne dejus d'orange utilisait de la chaux pour déshydrater les déchets d'agrumes et les transformer en pellets. Or la chaux en question était contaminée par la dioxine !

Pour un chargement d'aliments stoppé à temps, combien de cargaisons de cochonneries sont-elles arrivées à mauvais porc ?"

 


Alors surpris non ? Et pourtant, c'est la triste réalité des choses et elle est complètement cachée aux yeux du public! La « famille cochon »  a une vie vraiment épouvantable et nous en sommes largement responsables.

 

24,7 millions de cochons en 1997 ont trouvé la mort, nous consommons trop de charcuterie !

 


Saucissons, pâtés, rillettes, saucisses en long ou en boules maintenant, on voit de la charcuterie sous toutes ces formes pour nous influencer à ne plus les comparer à de la viande, mais plutôt à mettre ces "aliments" au rang d'un simple kurli d'apéro pour les uns ou nous faire miroiter la bonne charcuterie d'antan pour les autres.


Du reste, messieurs les charcutiers qui avez un savoir faire dans votre domaine, il est joli de vendre vos jambons et autres pâtés aux odeurs d'autrefois aux clients, qui, en humant votre étalage, se rappellent le pâté de grand-mère, mais les cochons qui ont été élevés pour vous, proviennent tous du même enfer !


Pour retrouver les lettres de noblesse de votre "Art", ne serait-il pas mieux de prendre du cochon élevé normalement ? Mais si le côté rentable vous plait d'avantage que le côté qualité, alors comme le dirait notre cher  Jean-Pierre  Coffe  national,   allez-y  vaillamment :

                                                           « Vendez de la merde ! »

Si vous voulez continuer à en manger, il vous en coûtera quelques euros de plus, mais si vous en mangez moins peu importe, du moment que vous savez qu'il s'agit d'un cochon LIBRE !

Merci pour eux.

                                                                                               photo PMAF

Publié dans Actualités animaux

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