Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 14:28

Cruauté envers les animaux, vers une banalisation ?

 

portrait d'une laie
One Voice se porte une nouvelle fois partie civile dans un cas d’actes de cruauté envers un animal. Ces faits sont malheureusement de plus en plus présents dans la presse régionale. Mais les textes de loi permettant de protéger les animaux sont-ils toujours appliqués ?

 

 

 

 

La dernière affaire en date
Le 12 juin 2010, les habitants d’Origny-Sainte-Benoite ont assisté à une scène cauchemardesque dans laquelle un jeune homme a traversé le village au volant de sa voiture, traînant son chien agonisant accroché à la boule de l’attelage.
Arrêté à un feu rouge par des passants choqués, il décrochera le chien et le jettera à l’arrière de sa voiture avant de redémarrer. C’est la perte de son téléphone portable et le numéro de sa plaque d’immatriculation relevé par les témoins de la scène, qui permettront aux autorités de l’arrêter le lendemain.

Un jugement peu exemplaire
Jugé en comparution immédiate par le tribunal de Saint Quentin pour actes de cruauté qui ont entraîné la mort de son dalmatien de 2 ans, le jeune homme a écopé de 6 mois de prison ferme.
Ce jugement paraît bien mince quand on sait que l’article 521-1 du code pénal, préconise jusqu’à 2 ans de prison ferme et 30 000 euros d’amende pour ce type de faits envers les animaux. De plus, le jugement ne fait aucunement mention d’une quelconque interdiction de détenir des animaux domestiques dans le futur. C’est pourtant ce qu’avait demandé One Voice en se portant partie civile.

La cruauté banalisée ?
La presse régionale recense malheureusement de plus en plus de cas de cruauté envers les animaux domestiques. Chats blessés par balle ou par flèche d’arbalète, empoisonnements, chien défenestré du 2e étage ou brûlé vif… chaque semaine apporte son lot d’horreur.
Mais si l’affaire de Lucky le dalmatien a créé une véritable mobilisation de l’opinion publique, les cas de cruauté sont loin d’être tous autant médiatisés car ils se déroulent le plus souvent à l’abri des regards, sans témoins. Il est alors beaucoup plus difficile de porter les affaires devant les tribunaux.

dalmatien


Tout acte de cruauté doit être puni
C’est pour cette raison que One Voice s’est déjà portée partie civile pour 2 autres affaires datant du mois de mars.
La 1er concerne le massacre d’un chat à coups de bâton par un piégeur agréé. La propriétaire, à la recherche de son animal, le retrouve agonisant et hurlant après avoir assisté de loin à la scène…
La propriétaire de l’animal vivant à ce jour mais souffrant de traumatismes irréversibles, est en attente du jugement après avoir déposé plainte auprès de l’ONCFS qui a entamé une procédure.
 
Et pour les animaux sauvages ?
La deuxième affaire supportée par One Voice concerne le massacre d’une laie.
Suite à une battue de dispersion sensée éloigner les sangliers des zones habitées, des chiens ont pris en chasse une laie qui, gestante et affolée, s’est retrouvée acculée au mur d’une église. Les participants à la battue l’ont alors frappée pendant un quart d’heure à coups de masse et de pieds jusqu’à la mort.

Aucun animal n’est sensé être blessé ni tué au cours d’une battue de dispersion. En outre ce massacre s’est déroulé en dehors de la période autorisée de chasse. Ces éléments, en plus du choix de l’arme utilisée pour la mise à mort, sont constitutifs d’actes de cruauté et ne doivent pas rester impunis.

 

Article 521-1 du code pénal reprise dans l’article L215-6le du code rural :
« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. A titre de plainte complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non. »

 

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 14:25

 

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La résistance de « Sitting Bull »
Sitting Bull (1831-1890), ou « Taureau Assis », était le chef de tribu et le médecin des Lakotas Hunkpapas (tribu sioux) et l’un des principaux Amérindiens résistants face à l’armée américaine. One Voice, conjointement au CRAC Europe, a donné son nom à une opération nationale visant à réconcilier Nîmes avec les taureaux, et avec pour mot d’ordre : Les taureaux n’iront plus aux arènes !

Une opération d’envergure
L’opération « Sitting Bull » est organisée en 3 temps :
Le samedi 17 juillet à Nîmes, l’opération sera lancée avec l’organisation d’un cercle de silence en faveur des taureaux sacrifiés lors des corridas, dont les participants seront vêtus de bleu, couleur de la paix. A partir de cette date, et jusqu’en juillet 2011, un manifeste inédit sera diffusé à grande échelle. Et enfin, en juillet 2011, ce sera le point d’orgue de l’opération : un grand évènement festif aura lieu, précédé par un sitting. Toutes les associations anti-corrida, françaises et étrangères (Europe, Amérique du Sud, Amérique centrale,...) sont bien-sûr invitées à y participer.

Rendez-vous le 17 juillet 2010 à Nîmes

Pour le lancement de cette grande opération, rejoignez-nous, à Nîmes, place de la Maison-Carrée, le 17 juillet à 17 h 30 ! Et surtout, pensez à venir habillés en bleu…

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 14:20
L’association espagnole « Igualdad Animal » vient de rendre publiques les résultats de deux ans d’enquête au sein de la quatrième industrie mondiale porcine qui fournit 50% du marché français. One Voice relaie son action et demande aux consommateurs d’écouter leur conscience et de ne plus manger de viande de porc.

 

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L’enquête
Près de 60 activistes de l’association se sont introduits dans 172 élevages du pays afin de photographier et filmer les conditions d’élevage des porcs. La majorité des élevages ont été choisis au hasard sauf ceux qui ont bénéficié de prix gouvernementaux pour leur exemplarité.

L’objectif

Au terme de ces deux années, ce sont plus de 2600 photos et un film de cinquante minutes qui relatent la vie des cochons de la naissance à la mort. Le bilan est le même pour tous les élevages : maltraitances, cruautés et non-respect pour ces êtres sentients. Ce travail est, pour l’association, le lancement d’une campagne sans précédent pour informer et sensibiliser les consommateurs.

Conditions de détention
L’enquête révèle l’horreur sous toutes ses formes. Comme dans tous les élevages intensifs, les animaux sont détenus dans des stalles exiguës, où ils peuvent à peine se coucher et encore moins se retourner. Rangés comme de simples objets, ils n’ont pas d’autre distraction que de mordre les barreaux ou de se cogner la tête d’un côté à l’autre du box de manière incessante ; comportements stéréotypés révélateurs d’un profond niveau de stress.

Insalubrité des installations

Les porcs sont maintenus sur un sol fait de grilles en métal ou en plastique sur lequel ils se coincent les pattes, piétinent et se couchent dans leurs excréments. Les femelles mettent bas dans les mêmes conditions. Les jeunes meurent pour la plupart écrasés sous leur mère qui ne peut se déplacer ou agonisent dans les excréments.

La maltraitance du personnel
Le personnel de ces industries n’a aucune considération pour les animaux et pour le fait qu’ils souffrent. Toutes les manipulations sont permises : coups de pieds ou doigts dans les yeux pour diriger l’animal et le faire obéir…La queue des porcelets est coupée à vif ; seule solution utilisée par les élevages pour éviter que les porcs ne se la mangent entre eux.

L’horreur absolue
Qu’ils soient adultes ou nouveau-nés, les animaux faibles, blessés ou malades n’ont aucune valeur économique et sont alors laissés à l’agonie dans des souffrances atroces au beau milieu des animaux vivants, ou bien ils sont entassés encore vivants dans les conteneurs de cadavres.

Ces images chocs rappellent hélas les conditions d’élevage des cochons en France. One Voice soutient cette campagne et rappelle au public qu’il a le pouvoir de faire disparaître ce type de pratique en changeant de mode de consommation et ainsi en ne finançant plus l’exploitation de ces animaux.


source One voice 

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 13:40

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La Nouvelle-Zélande interdit l’égorgement rituel des animaux de boucherie

 Depuis le 28 mai dernier la Nouvelle-Zélande est le quatrième pays – après l’Islande, la Norvège et la Suède – interdisant sur son sol l’égorgement rituel des animaux de boucherie.

Le gouvernement de Wellington a en effet adopté, à cette date, un nouvel »animal welfare code » qui oblige que tous les animaux destinés à la boucherie, sans exception aucune, soient étourdis avant d’être abattus.

De ce fait, les égorgements rituels d’animaux vifs sont interdits et il n’est plus possible aux abattoirs de Nouvelle-Zélande de produire de la viande hallal ou cachère.

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 12:06

Pour se venger de son ancien petit ami, une femme n’a pas hésité à tuer le jack russel de celui-ci, en le noyant dans la machine à laver. La Fondation 30 Millions d’Amis se porte partie civile.

A Troyes, le 17 avril dernier, Myriam* profite de l’absence de son ex, maître-chien de profession, pour s’introduire chez lui. Décidée à faire payer à son ancien amoureux une rupture qu’elle n’a pas souhaitée, elle se dirige vers son petit jack russel, l’enferme dans la machine à laver et lance un programme.

Après quelques minutes de calvaire, le malheureux animal meurt noyé, sans avoir eu une seule chance de s’échapper. Pour les enquêteurs, aucun doute possible : l’acte est bien intentionnel.

Selon le quotidien L'Est Eclair, la jeune femme n’en serait pas à son premier coup d’essai. Il y a quelques années, c’est un chiot qu’elle aurait étouffé à l’aide d’une couverture. Des pulsions meurtrières qui lui vaudront une convocation au tribunal correctionnel de Troyes en septembre prochain. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui se constitue partie civile dans ce dossier, condamne cet acte cruel, passible de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. En 2005, une femme avait été condamnée en Angleterre, à six semaines de prison pour un acte similaire sur un chaton.

*Le prénom a été changé

Source : 30 Millions d'amis

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 18:06

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW – www.ifaw.org) fait savoir que la Commission baleinière internationale (CBI) a dévoilé un nouveau plan qui vise à légaliser la chasse à la baleine de type commercial.

La proposition, si elle venait à être adoptée, lèverait l’interdiction internationale sur la chasse commerciale à la baleine instaurée en 1986, en accordant à la Norvège, à l’Islande et au Japon, le droit de chasser les baleines. Le Japon serait, par ailleurs, autorisé à chasser la baleine dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique reconnu à l’échelle internationale, et de nouveaux droits permettraient à ce pays ainsi qu’à l’Islande et à la Norvège d’abattre des baleines à des fins commerciales en ignorant les procédures scientifiques de la CBI élaborées pour définir les limites d’une chasse à la baleine considérée comme durable.

Le plan, révélé hier par le Secrétariat de la CBI basé à Cambridge au Royaume-Uni, sera considéré et discuté lors de la réunion annuelle de la CBI qui se déroulera en juin à Agadir, au Maroc.

“Ce plan est tout simplement une offrande faite aux chasseurs,” déclare Patrick Ramage, responsable du programme “baleines” d’IFAW. “Il est une bouée de sauvetage lancée à une industrie moribonde bien que des populations de baleines en danger d’extinction se trouvent désormais confrontées à un nombre de menaces bien plus élevé qu’auparavant. L’adopter serait un changement de cap radical après des décennies de leadership américain et de progrès en matière de conservation au sein de la CBI.”

La CBI, qui compte 88 Etats parties, est l’organisme chargé de la conservation des grandes baleines de notre planète. Trois pays parties, le Japon, la Norvège et l’Islande n’ont jamais cessé de chasser les baleines au mépris du moratoire international sur la chasse commerciale. Pour ces pays, ce plan propose d’allouer des quotas annuels de chasse lesquels seront à la discrétion de la CBI.

Ainsi, cette proposition permet:

  • de lever le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine et de chasser dans le sanctuaire baleiner de l’océan australe au niveau de l’Antarctique ;
  • l’abattage des baleines à des fins commerciales par le Japon en Antarctique et dans le Pacifique Nord ;
  • au Japon de chasser les baleines dans ses eaux côtières ;
  • à l’Islande et à la Norvège de maintenir leur chasse à la baleine au mépris des procédures scientifiques approuvées il y a longtemps et du moratoire international.


Ayant débuté avec le Président Ronald Reagan, le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine est une mesure qui a été respectée par tous ses successeurs. Le 16 avril 2008, Barack Obama, alors candidat à la Présidence américaine, promettait ceci: “Si je deviens Président, je m’engage à ce que les Etats-Unis assurent le leadership dans l’application des accords de protection de la faune, y compris le renforcement de l’interdiction internationale de la chasse commerciale à la baleine. Permettre au Japon de poursuivre la chasse commerciale est inacceptable.”

Mais, contrairement à cette promesse électorale, l’administration Obama s’est activement impliquée dans la rédaction de cette nouvelle et dangereuse proposition, tout en s’assurant un soutien au sein de la CBI pour un retour à la chasse commerciale à la baleine.

De récents dossiers de presse s’appuyant sur des entretiens avec des représentants de l’administration Obama, présentent les Etats-Unis comme cherchant véritablement à trouver un compromis qui “mettrait fin à la chasse à la baleine” pratiquée par le Japon, la Norvège, et l’Islande – à savoir les trois pays qui continuent de chasser la baleine au mépris des lois internationales.

Pourtant, le plan dévoilé aujourd’hui ne va pas dans ce sens, bien au contraire.

Les autorités gouvernementales américaines, conjointement avec les représentants des pêches d’une dizaine de pays, se sont réunis à huis-clos à plusieurs reprises durant trois ans pour rédiger ce projet d’accord. Celui-ci non seulement suspend l’interdiction de la chasse commerciale, mais gratifie aussi la Norvège, l’Islande et le Japon du droit de chasser les baleines légalement tout en ouvrant les eaux du plus vaste sanctuaire baleinier du monde en Antarctique à la chasse.

“L’administration Obama doit fermement s’opposer à cette proposition. Au lieu de se creuser les méninges pour négocier un compromis permettant de préserver la chasse à la baleine, les Etats-Unis et les autres pays devraient promouvoir les mesures de conservation du 21ème siècle et oeuvrer pour mettre fin à la chasse commerciale à la baleine une fois pour toute,” conclut Ramage.

Source : IFAW

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 17:07

Encore une autorisation de destruction de loup accordée par les pouvoirs publics ! Combien de temps encore l’État se servira du loup comme bouc émissaire de la crise de la filière ovine ? Combien de temps pour qu’enfin les affirmations et propositions des spécialistes du loup soient reconnues et mises en place par les services de l’État ? L’Association pour La Protection des Animaux Sauvages condamne fermement la politique anti-loup relayée par le gouvernement.

Le préfet des Hautes-Alpes vient d’autoriser des « tirs de défense » à l’encontre des loups sur la commune d’Esparron. Ce qui constitue une très grave erreur. À l’encontre des loups, bien sûr, mais également à l’encontre des éleveurs et de leurs troupeaux !

Il est bien connu, et reconnu par tous les spécialistes de cette espèce, que de tuer un ou des loups d’une meute ne peut que conduire à la désorganisation de cette dernière. Cela a été vérifié de maintes fois !

Sur cette même commune, en décembre dernier, un chasseur a cru bon de rajouter cette espèce protégée à son tableau de chasse. Grand mal lui en a pris. Il a été condamné par la justice. Les attaques récentes sur les troupeaux de moutons ne sont que le résultat de l’éclatement de la meute, imputable à ce braconnage. La destruction d’un nouveau loup de cette meute ne pourra qu’augmenter la prédation sur les troupeaux.

Si cette nouvelle autorisation de destruction d’un loup est un grave déni de la réalité biologique [grotesque en cette « année de la biodiversité » chère à notre ministère de l’Écologie] il constitue une très grave « erreur » vis-à-vis des éleveurs locaux. Ces derniers sont instrumentalisés par les pouvoirs publics qui agitent régulièrement le chiffon rouge du retour du loup, mais restent sans réponse face au désarroi du monde agricole en général. À celui de la filière ovine en particulier.

Le loup ne saurait cacher l’inaction des pouvoirs publics face à la crise agricole. La destruction d’un loup, censée calmer pour quelque temps des éleveurs excédés par la crise, aura des effets contraires.

L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection de troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays.

Combien de loups devront payer encore ce jeu de dupes ? Combien de temps les responsables de la filière ovine feront-ils semblant d’être dupes ?

Source : ASPAS

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 14:05
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DOHA — Le commerce international des ours polaires, mascottes de la lutte contre le changement climatique, restera autorisé car il représente une menace insignifiante comparé à la fonte de la banquise, a estimé jeudi la conférence de la CITES sur les espèces sauvages menacées.

Les Etats-Unis, arguant que leur nombre avait déjà diminué de 30% en trois générations, soit 45 ans, demandaient l'inscription des ours blancs à l'Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES), prohibant toutes ventes hors des pays de répartition.

Ursus maritimus a été classé en 2008 comme espèce "vulnérable" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et figure déjà en Annexe II de la Convention depuis 1975 (commerce contrôlé).

Il en reste 20.000 à 25.000 spécimens, répartis entre cinq Etats: les Etats-Unis (Alaska), le Canada, le Groenland, la Norvège et la Fédération de Russie, tous installés le long du cercle polaire arctique où le réchauffement climatique est deux fois supérieur à la moyenne mondiale selon les observations des climatologues.

L'étendue de la glace de mer a diminué de 15 à 20% ces 30 dernières années et un déclin supplémentaire de 10 à 50% est redouté d'ici la fin du siècle.

Parmi ces pays, seul le Canada autorise les exportations de peaux, de trophées, de dents ou d'artisanat réalisé à partir des os.

Un commerce géré par les Inuits auxquels il apporte un complément de revenu, a souligné jeudi en séance un représentant de la communauté, depuis les rangs de la délégation canadienne.

"C'est une source de nourriture et une importante contribution à la marche des foyers et à la survie des Inuits. Nous n'avons ni plante ni arbre chez nous. Et puisque tout le monde reconnaît que la menace principale c'est le changement climatique, ce n'est pas la CITES qui va gérer ça", souligne-t-il.

De son côté, le Groenland a suspendu toute exportation d'ours depuis 2008 mais demande à pouvoir poursuivre la chasse sur ses terres.

Officiellement, 300 ours sont vendus sur le marché international chaque année, dont 210 par le Canada qui affirme qu'à peine 2% des ours polaires "entrent dans le commerce chaque année" et que ce chiffre n'augmente pas.

Mais pour Jane Lyder, chef de la délégation américaine, jusqu'à 700 seraient tués illégalement chaque année, notamment en Russie.

"Nous voulions stimuler un débat sur ces sources multiples de menaces, explique-t-elle. Bien sûr qu'il faut reconnaître la menace potentielle et réelle du changement climatique, mais ce n'est pas suffisant. Le rythme actuel du commerce a un impact, notamment sur le marché intérieur russe".

L'Union européenne a refusé de la suivre, en justifiant de la "bonne gestion" des ours par les populations autochtones.

De leur côté, les organisations dédiées à la conservation étaient divisées sur le dossier: pour l'UICN, TRAFFIC, le WWF ou le World Conservation Trust, la demande américaine était plus "émotionnelle" que scientifiquement fondée.

Mais pour la Fondation Brigitte Bardot, Robin des Bois ou le Fonds mondial de protection des animaux (IFAW), la contrebande est une menace de plus qui pèse sur l'ours blanc.

"C'est une occasion manquée", regrettait jeudi à Doha Jeff Flocken, directeur d'IFAW. "Avec le changement climatique, la pollution, la sur-chasse, le commerce est une menace supplémentaire qui n'est pas indispensable. Maintenant, plus de 3.000 ours vont pouvoir être tués au cours des dix prochaines années", ajoute-t-il.

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 17:20

Une démarche à l’encontre de l’opinion des citoyens
One Voice s’associe au CRAC (Comité radicalement anti-corrida) et invite le public à signer sa pétition contre l'inscription de la corrida au patrimoine immatériel de l'humanité par l’Unesco . Dans plusieurs pays - Mexique, Portugal, Espagne et France -, le monde de la tauromachie a en effet entrepris des démarches en ce sens, qu’il est urgent de contrecarrer. Si la corrida était inscrite à ce patrimoine, il ne serait plus possible de l’interdire où que ce soit.

L'Unesco a promulgué en 2005 une convention destinée à préserver des « trésors immatériels » de l'humanité de diverses natures - fêtes de carnavals, danses, musiques… - jugés dignes « d'être transmis de génération en génération ». Alors que la corrida est majoritairement contestée par les citoyens grâce aux campagnes d’information des associations de défense animale, ses amateurs demandent aux 54 villes taurines françaises de soutenir leur action à l'Unesco pour y obtenir le classement de la corrida comme « bien immatériel ».


Des actes de cruauté autorisés en France
One Voice et le CRAC rappellent que ce « trésor de l'humanité » est une torture qui consiste à enfoncer successivement dans un taureau une quinzaine d'armes blanches, puis à transpercer son thorax à l'épée pour le faire tomber, encore vivant, et le laisser longuement agoniser au sol.
La corrida a été introduite en France en 1853 par l'impératrice Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, au mépris de la loi Grammont de 1851, qui représentait une extraordinaire avancée dans le domaine de la protection animale. Pendant près d'un siècle, elle s'est développée en France en toute illégalité.

Depuis cinquante ans, il existe dans la législation française une loi injuste, en contradiction avec le principe même de la République « une et indivisible ». Des articles du Code pénal permettent une tolérance en faveur des spectacles de corrida « lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». L'utilisation abusive de cette tolérance par le monde de la tauromachie et son interprétation laxiste par de nombreux magistrats font que les organisateurs de corridas étendent les zones géographiques de ces spectacles.


La corrida ne doit pas figurer sur la liste du ministère de la Culture
La pétition sera transmise aux responsables politiques et aux personnalités susceptibles de persuader les gouvernements des pays concernés et l’Unesco de refuser pour toujours toute forme de torture ludique d’un animal. Ce sont les Etats membres de l’Unesco qui proposent une liste des « trésors immatériels » potentiels. Pour la France, cette liste est préparée par le ministère de la Culture. Il importe de sensibiliser en amont les élus et les gouvernements pour que la corrida ne soit pas proposée dans cette liste.

Cette pétition fait partie d’un ensemble de démarches qui vont être mises en place au niveau international. Seuls les citoyens français peuvent la signer. Dans les semaines à venir, une pétition sera disponible pour chaque pays. L'ensemble des pétitions sera présenté sous forme de liens sur le site Internet du CRAC.

*Unesco : Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

 



Agir
Signez la pétition sur le site http://www.unesco-anticorrida.com

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 12:56
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251 667 signatures d’une pétition exigeant l’interdiction de la chasse le dimanche ont été remises hier à Jean-Louis Borloo, par Pierre Athanaze (président de l’ASPAS) et Bernard Barrel (représentant des MJC et ami d’un vététiste tué par un chasseur), en présence d’Allain Bougrain Dubourg (président de la LPO). L’ASPAS attend maintenant des mesures concrètes pour un partage équitable de la nature.

Chaque année en France, la pratique de la chasse provoque des dizaines d’accidents, dont un nombre bien trop élevé s’avère être mortel. C’est surtout la seule activité de loisir qui blesse ou tue chaque année des dizaines de personnes qui ne participent pas à l’activité en question !

La majorité des accidents de chasse ont lieu le dimanche, jour où nombre de personnes se retrouvent dans la nature pour pratiquer des activités aussi diverses que la randonnée, le VTT, le Kayak, les balades à cheval, l’observation de la faune sauvage, le ramassage des champignons ou la simple promenade familiale.

Notre pays est le seul en Europe où la chasse est pratiquée tous les jours de la semaine ! C’est celui qui compte également le plus d’accidents de chasse !


Pourtant, cette activité de loisir est de plus en plus déréglementée. En décembre 2008, la Loi « Poniatowski » supprimait le peu de référence à la sécurité liée à la chasse qui restait dans le Droit français. Depuis, la chasse est devenue le loisir le plus déresponsabilisé de France, bien qu’étant une activité dangereuse.

Mercredi 10 février 2010, l’ASPAS a remis ses propositions* au ministre de l’Écologie et à Jérôme Bignon (président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale) :

 

1ère proposition : Le dimanche, jour de la semaine où la fréquentation de la nature est la plus importante, doit devenir un jour sans chasse.

 

2ème proposition : Les dirigeants des sociétés et fédérations de chasse, doivent être pénalement responsables en cas d’accident, comme cela se passe pour tout responsable associatif qui organise une compétition, rallye ou course. Cette déresponsabilisation pénale est coupable du laxisme actuel et du nombre si élevé d’accidents de chasse.

 

3ème proposition : Les mesures de sécurité doivent être les mêmes pour tous les départements français. Ce qui n’est pas le cas actuellement !

 

Soutenue par de très nombreuses associations de loisirs de plein air et des familles de victimes, l’ASPAS souhaite que toutes ces mesures soient prises rapidement afin de rendre nos escapades campagnardes plus sûres. L'ASPAS et ses associations partenaires resteront très mobilisées sur ce sujet de sécurité publique. Nous attendons du ministre de l'Écologie de mesures rapides. Le week-end dernier, deux nouvelles personnes sont mortes à la chasse, une troisième a été blessée. Il y a urgence!

 

Source : ASPAS

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